Le palier est sombre ce soir-là. J’entends la porte de Marc claquer. Deux mètres de mon seuil. Mon cœur cogne déjà. Je sors pour jeter un sac poubelle. Nos regards se croisent. Son sourire en coin. ‘Anonyme, toujours si discrète.’ Sa voix rauque. Tension électrique. L’ascenseur bourdonne au loin. Quelqu’un monte. On se frôle. Sa main effleure ma hanche. ‘Viens.’ Il pousse sa porte. J’hésite une seconde. Bruits de pas dans l’escalier. Je franchis le seuil. Porte refermée. Silence pesant.
À peine à l’intérieur, ses lèvres sur les miennes. Mains partout. Il me plaque contre le mur du couloir. Son appart sent le tabac froid et le sexe récent. Fenêtre donne sur la cour intérieure. Lumières des voisins allumées. Une silhouette passe derrière les rideaux d’en face. On s’en fout. Il relève ma jupe. String arraché d’un coup sec. Doigts qui fouillent. Je mouille déjà. ‘T’es prête, salope de voisine.’ Voix basse, chuchotement rauque. Je gémis doucement. Couloir étroit. Voisins d’à côté regardent la télé, volume fort. Ça couvre nos halètements.
L’Approche sur le Palier
On glisse vers la cuisine. Il me hisse sur le plan de travail. Téléphone sonne. Sa mère. Il décroche. ‘Oui maman, tout va bien.’ Pendant qu’il parle, il me pénètre d’un coup. Violent. Je mords ma lèvre. Ses va-et-vient lents, profonds. ‘Non, je mange pas de beurre, attention au cholestérol.’ Il rit jaune. Je serre les cuisses. Son sexe pulse en moi. L’ascenseur s’arrête à l’étage. Portes s’ouvrent. Bruits de clés. On se fige. Il continue, plus fort. ‘Attends, je goûte la sauce.’ Il sort, me suce les seins. Je murmure : ‘Baise-moi plus fort, voisin.’ Voix étouffée. Plaisir monte. Vague brûlante.
L’Explosion et la Disparition
Passage à la sodomie. Il crache sur son gland. Pousse. Douleur exquise. Je m’agrippe au bord. ‘Oui maman, j’ai pris mon truc pour le ventre.’ Respiration saccadée. Il accélère. Paume contre bouche pour étouffer mes cris. Fenêtre ouverte. Voix des gamins en bas, dans la cour. Ballon qui rebondit. Couvre les claquements de chair. Odeur de sueur. Sa queue enfle. Je jouis la première. Jambes tremblantes. Il grogne bas : ‘Prends tout, Anonyme.’ Éjac dans les fesses. Chaud, abondant.
On reste là, pantelants. Téléphone raccroché. Rires complices. Il me tend un verre d’eau. Je bois, nue sur son évier. Bruits normaux reprennent. Voisins claquent des portes. On s’habille vite. Jupe froissée. Cul qui brûle. Il m’embrasse. ‘À la prochaine, voisine.’ J’ouvre sa porte. Couloir vide. Trois pas. Ma porte. Clé tremble dans la serrure. Dedans, lumière tamisée. Miroir. Visage rougi. Sourire secret. Peau encore fiévreuse. Chat miaule. Tout redevient normal. La voisine sage. Mais dedans, le feu couve. Demain, peut-être l’ascenseur. Ou le parking sombre.