L’ascenseur s’arrête au troisième. Grincement métallique. Je sors, clé en main, robe légère qui colle à mes cuisses moites. Lui est là, porte entrouverte, Paulo, le voisin d’en face. Grand, musclé, bleu de travail taché. Nos regards se croisent. Feu. ‘Bonsoir, Anonyme’, murmure-t-il, voix rauque. Je passe devant sa porte, ralentis. Bruit de vaisselle chez les vieux du 3B. ‘T’as l’air chaude ce soir’, souffle-t-il. Mon cœur cogne. Le palier étroit pue la peinture fraîche et les poubelles du sous-sol. Je m’arrête. ‘Et toi ? Toujours prêt à réparer ?’ Sa main effleure mon bras. Chair de poule. L’ascenseur redémarre en bas, ding ! On se plaque contre le mur. Ses lèvres frôlent mon oreille. ‘Entre. Vite.’ Je franchis le seuil. Porte claque. Odeur de sueur masculine, bière tiède. Rideaux tirés, vue sur la cour intérieure sombre. Voisins d’en bas allument leur télé, rires étouffés.
Il me plaque direct contre la porte. Mains sous ma robe, slip arraché d’un coup. ‘T’es trempée, salope de palier.’ Je gémis bas, étouffe le son. Ses doigts fouillent ma fente, claquent ma fesse. Bruit sec, je sursaute. ‘Chut, les murs sont fins.’ Il me traîne au salon. Canapé usé, télé allumée sans son. Il baisse son froc, queue raide, veineuse. ‘À genoux, suce-moi comme la pute du quartier.’ Je m’exécute, bouche avide. Glouglou humide, je pompe fort. Il grogne, empoigne mes cheveux. ‘Regarde par la fenêtre, vois si les concierges matent.’ Cour vide, mais frisson. Il me relève, me plie sur la table basse. ‘Écarte, montre ton cul.’ Plug sorti de sa poche, froid contre mon trou. J’étouffe un cri quand il pousse. ‘Prête pour la double ?’ Doigts dans la chatte, il laboure. Mouille qui gicle sur le carrelage. ‘T’aimes le risque, hein ? Entends les pas dans le couloir ?’ Quelqu’un monte l’escalier, toux rauque. On freeze. Puis il me pénètre, brutal. Pilonnade sauvage, table qui grince. ‘Baise-moi fort, Paulo, remplis-moi !’ chuchoté-hurlé. Sa main sur ma bouche. Paume salée. Il alterne trou, chatte-cul, salive qui coule. ‘T’es ma chienne d’immeuble, gicle pour moi.’ Orgasme monte, cuisses tremblent. Voisine du 3A claque sa porte, bruit de clé. On rit nerveux. Il accélère, pieu enfoncé, couilles qui claquent. ‘Jouis en moi, salopard !’ Sperme chaud gicle, déborde. Corps collés, sueur poisseuse.
L’approche au palier : tension électrique dans l’immeuble
Il se retire, plug remis. ‘Rhabille-toi, file.’ Je titube, slip en boule dans la main. Porte s’ouvre sur le palier froid. Couloir vide, ampoule qui clignote. Bruits de télé chez les vieux, chien qui aboie en bas. Je traverse vite, clé tremble dans la serrure. Chez moi, lumière tamisée. Miroir : cheveux en bataille, rouge à lèvres étalé, cuisses luisantes de mouille et sperme. Je m’effondre sur le lit, peau qui brûle encore. Odeur de sexe imprègne ma robe. Demain, je sourirai innocente au laitier, au facteur. Mais mon cul palpite, chatte gonflée. Paulo passera peut-être au parking. Le frisson du quartier, ma drogue. Personne ne sait. Juste nous, à quelques mètres.