Le soleil décline sur nos jardins réunis. La terre est encore meuble là où le dernier thuya est tombé. Il creuse le trou pour notre dernier arbre, torse nu, sueur coulant le long de son dos pâle. Moi, Rose, mais anonyme pour tous, je porte ma couronne de fleurs sauvages. Leurs senteurs envoûtantes montent à la tête. L’orgue gronde doucement depuis ma maison, comme un battement de cœur. À quelques mètres de chez moi, à portée de regard des thuyas rasés. Le bourdonnement des abeilles dans la ruche proche nous enveloppe. Tension palpable. Nos peaux bronzées luisent. Je m’approche, pieds nus dans l’herbe humide. Nos yeux se verrouillent. Sa bite durcit déjà, semi-érigée contre sa cuisse. Je sens mon sexe gonfler, humide. ‘Viens’, murmure-t-il d’une voix rauque. Main dans la main, on franchit le seuil de sa maison. La porte claque doucement. À l’intérieur, odeur de bois ancien et de terre fraîche. Le palier imaginaire, c’est ce jardin qui nous sépare de rien d’autre que nos âmes.
Ses lèvres écrasent les miennes. Sauvage. Langues qui s’emmêlent, goût de cerises et de sueur salée. Il me plaque contre le mur frais de sa cuisine. Ses mains agrippent mes fesses fermes, me soulèvent. Jambes autour de sa taille. Ma chatte glisse sur sa queue raide. ‘Putain, t’es trempée’, grogne-t-il à mon oreille, voix basse pour étouffer les sons. Peur que le vent porte nos cris jusqu’au village lointain. Je mords son épaule. Il me pénètre d’un coup sec. Aah. Pleine. Sa bite épaisse me remplit, cogne au fond. Coups de reins brutaux. Table qui grince sous nous. Mes seins ballottent, tétons durs frottent son torse poilu. ‘Baise-moi fort, voisin’, je chuchote, ongles dans son dos. Odeur musquée de nos sexes qui claquent. Jus qui coule sur mes cuisses. Il accélère, hanches claquant. ‘Ta chatte est un étau, salope de jardin’. Je jouis la première, spasmes violents, mordant sa nuque pour ne pas hurler. L’orgue dehors pulse comme un orgasme lointain. Il explose en moi, sperme chaud giclant profond. Tremblants, collés, souffles haletants.
L’Approche au Cœur du Jardin
Il se retire. Semence dégouline le long de ma jambe. Baiser rapide, complice. Je ramasse ma robe orange froissée. Nu-pieds, je traverse le jardin nu. Herbe chatouille mes plantes. Abeilles bourdonnent indifférentes. À quelques mètres, ma porte ouverte m’attend. J’entre, referme sans bruit. Corps encore brûlant, chatte palpitante, peau marquée de ses doigts. Dehors, le silence retombe. L’orgue se tait. Je suis redevenue la voisine sourde, la folle aux paniers de victuailles. Personne ne sait. Le frisson persiste, adrénaline dans les veines. Demain, on plantera d’autres graines. Mais ce soir, je souris seule, doigts goûtant encore son sel.