Le couloir de l’hôtel sent l’humidité et le tabac froid. C’est juste en face de mon immeuble, à deux pas du palier où je croise toujours Rachid le patron. Après la douche commune, mon peignoir trop court colle à ma peau mouillée. Gouttes d’eau ruissellent entre mes seins. Bruits étouffés : ronflements derrière les portes, un robinet qui goutte au loin. L’ascenseur du chantier grince en bas, mais ici c’est calme, trop calme.
Je reviens vers la chambre 33. Pieds nus sur le lino râpeux. Soudain, sa porte s’ouvre. Lui. Torse nu, peau hâlée par le chantier, poitrail velu comme un ours. Short bas, bosse évidente. Il me fixe, surpris. Yeux sombres, sourire carnassier. ‘Bonsoir.’ Ma voix tremble un peu. ‘Bonsoir.’ Silence lourd. Son regard descend sur le peignoir entrouvert, mes tétons qui pointent sous le tissu fin.
L’Approche
‘Tu es à l’hôtel ?’ Question débile, il le sait. Il s’avance d’un pas. Odeur de savon bon marché et sueur masculine. ’50 euros, c’est bon pour une pipe ? C’est tout ce que j’ai.’ Choc électrique. Vengeance contre mon mari qui me trompe en face. Cœur qui cogne. Je bégaie ‘Non, merci.’ File à ma porte. Clé tremble dans la serrure. Mais dedans, miroir cruel : visage rouge, chatte qui palpite. Vue par la fenêtre sur notre immeuble, lumière vacillante chez nous. Ils baisent encore.
Fureur monte. Je ressors. Couloir vide. Sa porte entrouverte, vapeur de douche s’échappe. Il se savonne le dos, cul musclé. Bite qui pend lourde entre cuisses poilues. Il se tourne. Nous nous jaugeons. Son sexe tressaute. ’50 euros d’accord pour une pipe. Rejoins-moi chambre 33. Bien propre.’ Voix rauque, basse. Je fuis, claque ma porte. Il frappe vite. Billets froissés tendus. ‘Merci, Française si belle.’ Short tombe. Bite raide jaillit, veineuse, circoncise, dressée vers moi.
L’Explosion
Il avance, me plaque au lit. Peignoir vire. ‘Nue, s’il te plaît.’ Compliments balbutiés. Sa queue contre mes lèvres. J’ouvre. Gland salé glisse sur langue. Dure comme fer, ressort contre palais. Mains sur ses fesses dures. Je pompe, lèche couilles soyeuses poilues. ‘Oh madame, continue…’ Voix basse, gémissements étouffés. Voisins pourraient entendre. Couloir silencieux, mais un toussotement lointain. Je creuse joues, aspire fort. Il empoigne tête, baise gorge. Salive coule, toux, larmes. ‘Merci.’ Il se retire, gicle sur visage. Chaud, épais, fileux. Éclabousse yeux, cheveux. ‘Pardon !’ Serviette tendue. Miroir : foutre partout. Mais il bande encore.
‘Assieds-toi.’ Voix tremblante. Capote du nécessaire. ‘Gratuit, j’ai envie.’ Déroule sur queue humide. Le pousse au lit. L’enjambe. Main guide gland à fente trempée. ‘Ohhhh t’es gros, dur.’ Descends lent. Remplie, étirée. Ondule, fesses claquent cuisses. Doucement, pour pas cogner mur. Plaisir monte vite. ‘Chut…’ murmure-t-il. Je me caresse clito, orgasme étouffé, corps secoué. Second suit. ‘Viens, prends-moi.’ Il bondit, me retourne. Pilonne fort. Bites claque chair, lit grince bas. ‘Défonce-moi.’ Voix basse, sale. Il grogne, sueur goutte sur dos. Orgasme brutal, je mords oreiller. Il jouit, s’effondre. ‘Merci.’ Se rhabille, part discret.
Porte refermée. Corps brûlant, chatte qui palpite, sperme séché sur peau. Gémissements lointains dans couloir : prochain client ? Je reprends peignoir, traverse lent. Pieds collants de sueur. Devant porte 33, redeviens la voisine tranquille. Peau encore frémissante, mais sourire banal. Palier appelle : chez moi, mari dort. Secret intact. Frisson persiste, jusqu’à la prochaine nuit.