L’escalier de l’immeuble craque sous mes pas. Samedi matin, cinq heures déjà passées. Je descends en robe de chambre, piano encore dans la tête. Sonate de Mozart qui tourne en boucle. Marie habite au troisième, juste à côté du mien. Deux portes, un palier étroit. J’entends l’ascenseur s’arrêter en dessous, grincement métallique. Voisins qui sortent, sac poubelle en main. Je me plaque contre le mur, cœur battant. Pas le temps pour le cours aujourd’hui. Non, c’est autre chose. Le frisson de la proximité. Son appartement, son odeur de café et de partitions. Je frappe doucement. Trois coups. Elle ouvre, chemisier soie entrouvert, cheveux sombres en bataille. ‘Julie ? T’es en avance.’ Sa voix basse, comme un secret. Je passe le seuil, porte refermée vite. Le couloir dehors résonne d’une porte qui claque deux étages plus bas. On se regarde. Tension électrique. Ses yeux sur moi, imitant tout d’elle : jupe longue, chignon blond défait, soutif dentelle. ‘Assieds-toi pas au piano. Viens.’ Elle m’attire vers le salon. Philippe est sorti, bagages partis. On est seules. Mes joues brûlent. L’orage de la nuit dernière, son rêve d’avion, tout ça me hante. Je sais qu’elle sent mon transfert, mon obsession. ‘T’es trop dépendante, Julie.’ Mais ses mains tremblent sur mes épaules.
Ses lèvres effleurent les miennes. Douces, salées de larmes contenues. Je sanglote encore de la sonate ratée, de Philippe qui m’a vue bloquée. ‘Chut.’ Elle me berce sur le fauteuil, près de la fenêtre. Rideaux tirés, mais dehors, le quartier bruit : klaxon au parking, pas dans l’escalier. Sa poitrine contre la mienne, tétons durs sous la soie. Je glisse ma main dans son corsage. ‘Marie…’ Voix étouffée. On s’embrasse fort, langues affamées. Elle déboutonne ma veste, tailleur brun qui tombe. Chemisier ouvert, soutif dentelle arraché. Sa bouche sur mon sein, aspire le bout. Je gémis bas, main sur sa bouche. ‘Chut, les voisins.’ Couloir silencieux, mais l’ascenseur bourdonne. Elle descend ma jupe, culotte mouillée collée. Doigts dans ma fente, trouve mon clito. ‘T’es vierge encore ?’ Je hoche la tête, jambes écartées. Sa langue râpe mon bouton, décharges folles. Je coule, vagin qui palpite. Odeur de nous deux, musquée, étouffée par les coussins. Je la renverse, culotte baissée. Poils noirs, lèvres gonflées. Je lèche, avide, bois son jus. ‘Putain, Julie, plus fort.’ Voix rauque, basse. Doigts en elle, trois, qui fouillent. Elle se cambre, on étouffe les cris dans l’épaule de l’autre. Corps collés, sueur. Vue par la fenêtre : voisine d’en face rentre, rideaux blancs qui bougent. Risque total. Mon orgasme explose, spasmes violents, je mords son cou. Elle jouit après, vagin qui serre ma langue, cri muet.
L’Approche : Tension sur le Palier
On halète, peau brûlante. Horreur me saisit. J’ai profané mon idole. Vêtements ramassés à la hâte, porte claque derrière moi. Couloir froid, ascenseur en panne, je descends l’escalier pieds nus. Bruits de poubelles vidées en bas. Ma chatte dégouline encore, cuisses poisseuses. J’entre chez moi, verrou tourné. Miroir : cheveux en vrac, lèvres gonflées, rouge aux joues. La voisine parfaite reprend forme. Piano m’attend, mais je tremble. Dehors, quartier endormi. Personne ne sait. Marie à deux portes. Le frisson persiste, adrénaline pure. Demain, cours banal. Mais la nuit, le palier appellera encore.