L’ascenseur s’arrête au troisième. Grincement familier. J’hésite devant ma porte, clé en main. C’est lui. Hulk. Le mec d’ICQ. ‘Pas très intelligent mais grosse queue’. On s’est reconnus hier soir, messages fous. Voisin d’à côté. Putain de coïncidence. Son regard croise le mien dans le couloir étroit. Sourire en coin. ‘Anonyme ?’ murmure-t-il. Cœur qui cogne. Bruits des voisins en bas, télé qui hurle. On reste là, immobiles. Sa main effleure mon bras. Frisson. ‘Entre’, souffle-t-il. Seuil franchi. Sa porte claque doucement. Odeur de tabac froid et sueur.
À l’intérieur, bazar d’homme seul. Canapé usé, télé allumée sur clips pornos. Bouteille de champagne déjà ouverte. On trinque, verres qui tintent. ‘T’es plus belle en vrai’, grogne-t-il. Sa voix rauque, celle des audios où il se branlait. Je glisse vers lui. Jupe courte qui remonte. Bottes en cuir qui crissent sur le parquet. Fenêtre donne sur la cour, lumières des apparts d’en face. Quelqu’un passe en bas, ombre fugitive. Tension électrique. Sa cuisse contre la mienne. Bite qui durcit sous le jean. Je pose ma main. Dure comme promis. ‘Montre-moi’, je chuchote. Il baisse sa braguette. Grosse queue veinée. Vraie. Pas de fake.
L’Approche : tension sur le palier
On s’embrasse voracement. Langues qui s’emmêlent. Ses mains partout. Culotte trempée déjà. Portes des voisins claquent au loin. Faut faire gaffe. Il me plaque contre le mur. Jupe relevée. Doigts qui fouillent. ‘T’es une salope du quartier’, murmure-t-il. Je gémis bas. ‘Et toi un taureau menteur sur ton QI.’ Rire étouffé. Pull arraché. Seins libres. Il suce un téton. Mordille. Douleur-plaisir. Ascenseur qui redémarre en bas. Risque de croiser quelqu’un. Ça bande plus fort.
Je grimpe sur lui. À califourchon sur le canapé. Sa queue contre ma culotte. Frottements lents. Pubis qui pulse. ‘Baise-moi’, je supplie à voix basse. Il déchire le tissu. Entre d’un coup. Épais. Profond. Cris retenus. Oreiller contre la bouche. Coups de reins violents. Canapé qui grince. Voisins du dessous, ils entendent ? ‘Chut, salope’, grogne-t-il. Mains sur mes hanches. Il me pilonne. Sueur qui coule. Odeur de sexe cru. Vue par la fenêtre : rideaux mal tirés, apparts éclairés. Quelqu’un pourrait voir.
L’Explosion : baise sauvage à quelques mètres
Positions folles. À quatre pattes. Cul en l’air. Il claque mes fesses. Rougeur immédiate. ‘T’aimes mon gros serpent ?’ ‘Oui, défonce-moi.’ Dialogues sales, chuchotés. Bite qui glisse, ressort, replonge. Mouille partout. Orgasme qui monte. Corps qui tremble. Il accélère. Grognements animaux. Je jouis la première. Serre dents pour pas hurler. Vague immense. Lui suit. Gicle au fond. Chaud. Collant. On s’effondre. Respirations haletantes. Silence du couloir dehors.
Il se retire. Sperme qui coule sur mes cuisses. Je me rhabille vite. Culotte en lambeaux dans la poche. ‘Reviens vite, voisine.’ Sourire complice. Porte ouverte. Couloir désert. Bruits de vaisselle chez les vieux du 3e gauche. Je traverse, pieds nus dans les bottes. Clé dans ma serrure. Dedans, chez moi. Miroir : cheveux en bataille, lèvres gonflées, peau qui brûle. Odeur de lui sur moi. Je souris. Demain, bonjour banal au palier. Secret intact. Adrénaline pure. À refaire.