Je rentre du boulot, 14h pile. Rue Mouffetard grouille encore du midi. L’ascenseur s’ouvre au rez-de-chaussée avec son grincement habituel. Cora est là, sac Decathlon à l’épaule. Ma voisine du 3e, porte 12. Cheveux bruns courts, sourire coquin. Nos yeux se croisent. Tension immédiate. ‘T’as ton nouveau maillot ?’ je lance, voix basse. Elle hoche la tête, rougit un peu. L’ascenseur monte, cahoteux. Bruits de voisins : Mme Duval qui râle au 2e pour son chien. Cora se rapproche. Son parfum fruité envahit l’air moite. Au 3e, portes s’ouvrent. La mienne, 10. La sienne, deux mètres plus loin. ‘Viens voir mon appart, vite fait,’ murmure-t-elle. Mon cœur cogne. Je franchis son seuil. Porte claque doucement.
À l’intérieur, rideaux tirés. Lumière tamisée filtre par la fenêtre sur cour. Vue sur poubelles et linge qui sèche. Elle pose son sac. Nos corps se frôlent dans l’entrée étroite. ‘J’ai pensé à toi à la piscine,’ souffle-t-elle. Ses mains sur mes hanches. Je la plaque au mur. Bouche sur bouche. Langues qui s’emmêlent, salives chaudes. Bruit d’ascenseur qui redescend. On s’arrête, écoute. Silence. Elle glisse sa main sous ma jupe. ‘T’es déjà trempée.’ Voix rauque, basse. Je gémis doucement. ‘Chut, Seb rentre tôt des fois.’ Tension décuple le désir.
L’Approche sur le Palier
Elle m’entraîne dans sa chambre. Lit défait, odeur de sexe récent. On s’arrache les fringues. Culottes au sol, humides. Ses seins parfaits, tétons durs. Je les suce, mordille. Elle gémit : ‘Putain, ta langue…’ Bas, étouffé. Je descends. Genoux au sol, tapis râpeux. Sa fente rasée, gonflée. Odeur musquée, comme la mienne. Je lèche, aspire son clito. Elle agrippe mes cheveux. ‘Plus fort, salope.’ Dialogues sales, chuchotés. Doigts en elle, deux, trois. Elle coule, ruisselle sur mon menton. Bruit de porte au couloir : voisin qui sort. On freeze. Elle étouffe son cri dans l’oreiller. Reprise plus sauvage. Elle me bascule sur le lit. Visage entre mes cuisses. ‘Ton goût, j’en rêve depuis le vestiaire.’ Langue experte, doigts qui fouillent. Je mords le drap pour ne pas hurler. Vagues montent. ‘Je vais jouir…’ Elle accélère. Orgasme me secoue, spasmes violents. Corps tremble. Elle grimpe, frotte sa chatte sur la mienne. Tribbing glissant, chairs qui claquent doucement. Sudation, sueur qui goutte. Fenêtre ouverte : cris d’enfants en bas. Risque total. Elle jouit en premier, flot chaud sur moi. Je la suis, on fusionne en silence bruyant.
Après, peau brûlante, cœurs fous. Elle m’embrasse : ‘Rhabille-toi vite.’ Culotte remise à l’envers. J’ouvre la porte. Couloir désert. Bruits : télé du 11 qui hurle foot. Je traverse les deux mètres. Clé dans ma serrure, 10. Nico pas encore rentré. Je m’effondre sur le canapé. Cuisses collantes, odeur d’elle sur moi. Visage neutre pour le miroir. Voisine anonyme. Mais dedans, feu couve. Prochaine fois, palier ?