Le palier est sombre, éclairé par une ampoule qui grésille. Minuit passé. J’entends ses pas lourds dans l’escalier. Mon cœur cogne déjà. Je suis en robe de chambre légère, rien dessous. La porte s’entrouvre pile quand il arrive. Nos regards se croisent. Lui, c’est le type du 3B, musclé, regard sombre. On se frôle depuis des semaines, regards volés dans l’ascenseur, sourires complices quand les autres voisins passent. Ce soir, plus de jeu. ‘Viens’, je murmure. Il hésite, écoute. Bruits du couloir : un voisin tousse deux portes plus loin. L’ascenseur s’arrête au rez-de-chaussée, ding sonore. Tension électrique. Sa main effleure mon bras. Je tire son col, l’attire dans l’ombre de ma porte. ‘Pas ici’, souffle-t-il. Mais on sait que si. Le seuil franchi, porte claquée doucement. Dedans, c’est son appart à lui, trois mètres du mien. Odeur de tabac froid et sueur. Fenêtre donne sur la cour, lumières des immeubles voisins clignotent.
Ses lèvres s’écrasent sur les miennes. Sauvage. Mains partout. Il me plaque contre le mur de l’entrée, robe ouverte d’un coup. Seins nus, tétons durs. ‘Putain, t’es prête’, grogne-t-il bas. Je gémis, voix étouffée. Doigts dans ma fente déjà trempée. Glissante, chaude. Je l’attrape par la ceinture, défais le zip. Sa bite jaillit, lourde, veinée. Je la serre, pompe vite. Il grogne, mord mon cou. ‘Chut, les murs sont fins’. On rit nerveux. Il me soulève, jambes autour de sa taille. Me porte jusqu’au salon, sans lâcher ma chatte. Vue par la fenêtre : voisine d’en face fume sur son balcon, silhouette floue. Risque max. Il me pose sur le canapé râpé, écarte mes cuisses. Langue dedans, aspire mon clito. Je mords mon poing pour pas hurler. Sensations folles : succions humides, langue qui fouille, jus qui coule sur mes fesses. ‘T’es une salope de voisinage’, murmure-t-il. ‘Baise-moi fort’, je réponds, voix rauque.
L’Approche sur le Palier
Il se redresse, enfonce sa queue d’un trait. Pleine, jusqu’au fond. Je cambre, oncles serrés. Coups de reins brutaux, canap’ qui grince. Bruits étouffés : clacs humides, souffles haletants. ‘Plus fort, mais tais-toi’, je supplie. Il accélère, paume sur ma bouche. Bite qui pulse, frotte mes parois. Orgasme monte, ventre noué. Je jouis la première, spasmes violents, mordant sa main. Il continue, sueur goutte sur mes seins. ‘Je vais te remplir’. Trois coups sourds, il explose. Sperme chaud gicle dedans. On reste collés, pantelants. Couloir : pas lointains, quelqu’un rentre chez lui.
Il se retire, jus coule sur mes cuisses. Je me rhabille vite, robe froissée. Baiser fugace. ‘À la prochaine, voisine’. Je sors, traverse le palier les jambes tremblantes. Peau qui brûle encore, chatte pulsée. Porte claque chez moi. Verrou tourné. Miroir : joues roses, lèvres gonflées. Sourire secret. Dehors, ascenseur descend. Voisins dorment. Moi, je suis Anonyme. La sage. Mais dedans, ça bout du frisson du risque, du près, du presque-puni.