Le palier du cinquième étage est étroit, sombre. L’ascenseur grince en s’arrêtant. Porte 5B s’ouvre. C’est toi. Chemise ouverte sur ton torse. Sourire en coin. Mes grands yeux verts te fixent. Cheveux sombres cascadent sur mes épaules. Jeans moulant, tee-shirt blanc tendu sur mes seins. ‘Salut voisine’, murmures-tu. Voix rauque. Tension électrique. Bruits du couloir : vieux monsieur du 5C tousse derrière sa porte. Ascenseur redémarre, vrombissement sourd. Je passe devant toi. Hanches qui roulent. Clé dans ma serrure, 5A. Non. Tu m’attrapes le poignet. ‘Viens chez moi. Maintenant.’ Frisson. Risque. Voisins partout. Enfants jouent en bas. Je hoche la tête. Porte 5B claque doucement. Dedans, odeur de toi. Livres empilés, machine à écrire. Souvenirs de nos nuits chez moi, violoncelle entre cuisses. Mais là, c’est l’urgence du palier.
Porte fermée. Tu me plaques contre le mur. Bouche sur la mienne. Langue invasive. Mains sous mon tee-shirt. Seins fermes pincés. Gémissement étouffé. ‘Chut’, souffles-tu. ‘Les murs sont fins.’ Couloir : pas lourds. Voisine du 5D rentre, sacs plastiques crissent. Nous figeons. Rires dehors. Tension décuple désir. Tu descends ma braguette. Doigts glissent dans ma culotte. Mouille déjà. ‘T’es prête, salope de voisine.’ Voix basse, sale. Je déboutonne ton jean. Ta bite jaillit, dure, veinée. Palpitante. Je la serre. ‘Baise-moi ici. Contre le mur.’ Tu me soulèves. Jambes autour de ta taille. Culotte écartée. Tu plonges en moi d’un coup. Sec. Brutal. Cris ravalés. Bouche contre ton épaule.
L’Approche sur le Palier
À l’intérieur, explosion. Tu me portes jusqu’au lit. Fenêtre ouverte sur la rue. Lumières des voitures. Bruits de klaxons. Tu me jettes sur le matelas. À quatre pattes. Fesse offertes. ‘Regarde dehors. Imagine qu’ils nous voient.’ Ta queue frappe ma chatte. Entrée violente. Coups de reins furieux. Paumes claquent sur mes hanches. ‘T’aimes ça, hein ? Voisine cochonne.’ Je halète. ‘Oui… Plus fort… Mais pas un bruit.’ Oreiller dans la bouche. Sucé pour étouffer. Tes doigts sur mon clito. Cercles rapides. Vague monte. Corps tremble. Tu accélères. Peau claque contre peau. Sueur coule. Odeur musquée. ‘Je vais jouir en toi.’ Grognement bas. Chaleur gicle. Je convulse. Orgasme déchire. Jambes flageolent. On s’effondre. Halètes syncopés.
Retour. Peau brûle. Jus coule le long cuisses. Tu m’embrasses nuque. ‘File vite.’ Je me rhabille. Culotte trempée. Tee-shirt froissé. Oreille au mur. Couloir silencieux. Porte s’entrouvre. Palier désert. Pas feutrés. Clé dans 5A. Tourne. Dedans, mon violoncelle attend. Suites de Bach sur pupitre. Je m’assois. Cuisses serrées sur l’instrument. Cordes vibrent sous archet. Mais intimité palpite encore. Saveur de toi sur lèvres. Voisins passent. Ignorants. Moi, Anonyme. Voisine tranquille. Violoncelliste sage. Peau en feu. Sourire au miroir. Prochaine fois ? Ascenseur. Ou parking. Frisson guette.