Juillet, chaleur moite dans notre vieil immeuble haussmannien. 4e étage, palier étroit, ampoule qui grésille. J’entends la porte d’Amaury s’ouvrir, juste à côté de la mienne. Lui, le beau gosse rentré de mission humanitaire, vœu de chasteté, yeux fuyants, corps athlétique sous son t-shirt trempé. Nos regards se croisent. Tension palpable. Le voisin du dessous claque sa porte, écho dans l’escalier. ‘Viens’, murmure-t-il, voix rauque. Je franchis le seuil sans un mot, cœur qui cogne. Porte refermée, clé tourne doucement. Odeur de son appart : bois ciré, savon. On se fait face dans la pénombre de sa chambre. Nuits d’été, fenêtres ouvertes sur la rue bruissante. On se déshabille. Lui assis sur le bord du lit, tête basse, queue molle pendante malgré sa belle taille. Moi à genoux, nue, blonde ondulée, seins hauts, peau rosée, yeux verts levés vers lui. ‘T’as pas envie de moi ? Pas assez bonne ?’ Il soupire, fataliste : ‘Belle, fais ce que tu veux.’ Il voulait être moine, prier, méditer. Moi, son défi. Je m’assois près de lui, main sur sa cuisse, baiser chaste. Puis je prends sa verge tiède en paume, caresse douce, coulisse la peau, décalotte le gland sensible. Elle durcit, se cabre. Je l’embrasse, lèvres sur chair chaude. Lentement, je l’avale, langue qui tourne, tête qui oscille. Poils pubiens chatouillent mon nez. Il gémit bas, étouffé. Mains sur mes tempes, il pousse, reins frénétiques. Je m’étouffe, salive coule, ma chatte palpite déjà.
Je recule juste à temps. Sa bite, énorme maintenant, dix pouces luisants de bave, goutte perle. Je le pousse sur le lit, l’enfourche. Gland contre mes lèvres trempées. Je m’empale, cri étouffé en mordant mon poing. Trop gros, ça écartèle. Mais je descends, ventre en feu. ‘Chut, les voisins’, je souffle. Il hoche, yeux fous. Je rejette le cul, ondule. Ses mains pétrissent mes seins, pincent tétons durs. Coups de reins synchrones, monter-descendre, avant-arrière. Lit grince, couiné discret. Par la fenêtre, phares de voitures dans la rue, ombre d’un couple qui passe. ‘Baise-moi fort, Amaury, mais pas un bruit.’ Il grogne sourd : ‘T’es ma reine, putain.’ Ses doigts fouillent mon cul, s’enfoncent. Double invasion. Je contracte, le chevauche comme un étalon. Église condamne ça, mais au palier, c’est notre secret. Plaisir monte, vague brûlante. Il pulse en moi, semence chaude coule sur cuisses. Je gémis bas, corps secoué.
L’Approche au palier
Mais il bande encore. Sourire carnassier. Me retourne sur ventre, cul relevé. ‘Tout à toi’, je halète. Sa queue frotte mon sillon, bute à l’entrée secrète. Je creuse les reins : ‘Vas-y, seigneur.’ Il enfonce d’un coup, dilate l’anneau étroit. Cris muets dans l’oreiller. Douleur exquise, entrailles pleines. J’ondule, serre-déserre. Il geint : ‘Aliénor… Anonyme… je t’aime.’ Geste interdit, mais aux Grands du quartier, tout est permis. Il accélère, couilles claquent étouffées. Ascenseur bourdonne au loin, s’arrête un étage plus bas. Bruits de pas dans le couloir. On freeze, puis reprend plus fort, chuchotements sales : ‘Remplis mon cul, mon templier chaste.’ Il jouit, flot chaud inonde mes reins. Ému, il caresse mon dos moite.
Fini. Je me relève, jambes tremblantes. Sperme goutte, chatte et cul tuméfiés. Rhabillage rapide, miroir : joues roses, cheveux en bataille. Baiser furtif. ‘À la prochaine, voisine.’ J’ouvre, couloir désert. Voisin passe, tousse sans me voir. Je traverse les deux mètres jusqu’à ma porte, clé tremble. Dedans, lumière tamisée, vie tranquille reprend. Peau qui brûle encore, jus qui coule dans ma culotte. Par la fenêtre, son ombre s’éteint. Personne ne sait. Demain, simple bonjour au palier.