Je me gare devant chez moi, le portail grince dans la nuit tiède de juin. Portail refermé, je monte les deux marches vers le palier d’entrée. Lumières tamisées chez les voisins d’à côté, un rire étouffé filtre par leur fenêtre ouverte. 1h30 du mat’, Lambesc dort presque. Ding dong. Mon cœur saute. ‘Oui ?’ ‘Michèle, c’est Stéphane. Ton gilet oublié à la soirée.’ Sa voix grave, essoufflée. Je l’avais maté toute la nuit, ce jeunot de 30 ans. Porte entrouverte, il s’avance, gilet en main. Son sourire carnassier. ‘Entre, c’est ouvert.’ Erreur fatale. Jardin sombre, piscine qui clapote doucement. Bruits de la rue : une voiture passe au loin, phares balaient le mur mitoyen. Tension palpable. Il mate ma robe noire moulante. ‘Merci, mais pas la peine de te déranger.’ ‘Je passais par là.’ Menteur. Son regard descend sur ma poitrine. 95D qui tend le tissu. ‘Un verre ?’ Putain, qu’est-ce que je dis ? Il accepte direct. Dans la cuisine, j’entends l’eau clapoter. Plouf. Il se baigne en caleçon. Ouf, pas nu. Verres, whisky, glaçons qui tintent. Il sort ruisselant, corps athlétique, imberbe. S’assoit mouillé sur la chaise transat. Cigarette partagée, fumée monte vers les étoiles. On cause. Son regard déshabille mes seins. Frisson. Il s’étire, caleçon tendu. Il bande. Dur. Pour moi. Bas-ventre chauffe. ‘Gâteau au chocolat en cuisine ? Va le chercher.’ Il se lève, érection évidente. Beau cul. Il se retourne, me surprend à mater. Son sourire victorieux. Il revient, caleçon au max. Main furtive sur mon épaule. Peau qui picote. Gâteau posé. Silence lourd. Il se penche. Ses lèvres sur les miennes. Langues qui s’emmêlent. Plus de retour en arrière.
Sa main sur mon sein. Boutons de robe défaits un à un. Plop. Robe au sol. Soutif et culotte noire. Il grogne bas : ‘T’es trop bonne, Michèle.’ Voix rauque, chuchotée pour pas réveiller le quartier. Seins dehors, tétons durs. Il suce, mordille. Je gémis étouffé, main sur bouche. Peur des voisins. Fenêtre ouverte, rideaux dansent. Lumière s’allume chez eux, cœurs battent. Il descend, culotte arrachée. Bouche sur mon sexe trempé. Langue qui fouille. Jambes tremblent. Je m’appuie table terrasse. ‘Putain, t’es mouillée.’ Souffle chaud. Je le relève. Caleçon bas. Sa queue raide, veinée. Je la saisis. Chaude, dure. ‘Baise-moi.’ Murmuré. Il m’assoit sur table. Jambes écartées. Il pousse. Rempli d’un coup. Aah. Étouffé. Hanches claquent softly. Peur du bruit. Portail voisin grince ? Chien aboie au loin. Ascenseur ? Non, campagne, mais rue animée parfois. Il accélère. ‘Serrée, ta chatte.’ Sales mots à l’oreille. Fesses fermes sous mes mains. Doigt glisse entre, il gémit bas. Seins caressés, pincés. Plaisir monte. Vite. Trop excitée. Il se crispe. ‘Je jouis.’ Sperme chaud dedans. Moi aussi. Ondes violentes. Corps secoués. Silence après. Sueur, odeurs de sexe flottent. Vite, il se retire. Caleçon relevé. ‘Faut que je file.’ Bisou volé. Il repart par jardin. Portail grince. Voiture démarre. Je reste là, nue, culotte à terre. Peau brûle encore. Ramasse fringues. Rentre. Couloir sombre vers chambre. Miroir : cheveux en bataille, lèvres gonflées. Sourire coquin. Demain, voisine respectable. Piscine pour me rafraîchir. Secret du quartier.