Le palier du 4e étage sent le vieux bois ciré et les effluves de cuisine du dessous. Immeuble des années 30, escaliers grinçants, portes épaisses qui claquent. Je rentre de la salle de sport du quartier, lessivée, le corps encore chaud du sauna mixte où tout a commencé hier. Stephen, mon inconnu aux yeux verts, m’attend déjà dehors, comme promis. ‘Viens, on continue’, souffle-t-il en me prenant la main. Son appart juste à côté du mien, deux portes plus loin. Frisson dans le ventre. On avance vite dans la rue sombre, l’air froid pique ma peau moite.
L’ascenseur arrive, portes qui s’ouvrent avec un ding rauque. On s’engouffre. Seules. Portes se ferment, et boom : sa bouche sur la mienne, langues affamées, salive chaude. Il me plaque contre la paroi froide, mains sur mes seins, pétrit fort à travers le legging trempé de sueur. ‘Je te veux là’, grogne-t-il bas. Bloque l’ascenseur d’une main. Me retourne d’un geste sec. Je plie les genoux, fesses offertes, cul cambré. Zipper qui descend, son sexe dur jaillit, tape mon entrée. Il crache dans sa paume, enduit sa queue, et thrust : il me pénètre d’un coup, profond. ‘Putain, t’es trempée’, murmure-t-il à mon oreille. Je mords ma lèvre pour pas hurler. Coups de reins violents, claques de chair contre chair étouffées par le ronron de la machine. Mes mains s’agrippent au métal froid, on tremble ensemble. L’ascenseur vibre, risque qu’il reparte à tout moment. Vue floue par la vitre intérieure sur les paliers qui défilent pas encore. Jouissance monte, chatte qui serre sa bite gonflée. ‘Chut, la vieille du 3e va entendre’, je gémis bas. Il accélère, me bourre, et j’explose : spasmes, jus qui coule sur mes cuisses. Il se retire, éjacule sur mes fesses en grognant sourd.
L’Approche : tension sur le palier
Reprise de souffle, rires nerveux. On se rhabille à la va-vite, ordre aux fringues froissées. Bouton appuié, l’ascenseur redémarre, cahote. Ding, 4e étage. La dame âgée attend, sac à provisions en main, air pincé. ‘Bonsoir’, on dit en chœur, voix essoufflées. Elle bougonne : ‘Encore en panne, faut râler au syndic.’ Stephen cligne de l’œil : ‘Je m’en charge.’ Porte de son appart s’ouvre sur séjour cosy, canapé cuir beige, ficus luxuriant près de la fenêtre qui donne sur la cour intérieure sombre. Bruits de vaisselle chez les voisins d’à côté, télé qui bourdonne. Magazine ouvert sur table : safaris en Afrique. ‘Un verre ?’, propose-t-il. ‘Larme de rhum, jus de fruit, glaçons.’ On trinque assis serrés, ses yeux verts me dévorent. Plus de mots. Ma main sur sa cuisse, je défais sa chemise, caresse sa peau tiède. Baiser vorace, langues qui dansent.
L’Explosion : plaisir viscéral chez le voisin
Il me bascule sur le canapé, arrache mon haut. ‘À poil, salope de voisine’, chuchote-t-il, sale et bas pour pas alerter le couloir. Je m’ouvre jambes grandes, chatte luisante encore de tout à l’heure. Sa bouche descend, langue experte sur mon clito gonflé. Je mords le coussin pour étouffer mes ‘oh putain oui’. Il suce, aspire, doigts qui fouillent mon trou trempé. Vue par la fenêtre : lumières des apparts d’en face, ombres qui bougent. Risque qu’on nous mate. Il remonte, bite raide contre mon entrée. ‘Prends-moi fort’, je supplie sourd. Il s’enfonce, me pilonne sauvage, canap’ qui grince sous les assauts. Paumes sur mes nichons, pincements durs. ‘T’es ma chienne du palier maintenant’, halète-t-il. Je griffe son dos, on sue, on pue le sexe. Couloir : pas lourds d’un voisin qui passe, on fige une seconde, puis reprend plus fort, étouffé. Orgasme double : je convulse, il remplit ma chatte de sa crème chaude. Épuisés, collants.
Il me raccompagne à la porte, baiser furtif. ‘Tchao bella.’ Je traverse le couloir désert, lumière jaunâtre du plafonnier qui clignote. Odeur de moquette usée, échos lointains d’une porte qui claque en bas. Ma peau brûle encore, sperme qui coule dans ma culotte, tétons durs sous le sweat. J’ouvre ma porte au 4e aussi, juste en face. Redeviens Anonyme, la voisine tranquille qui lit au calme. Personne ne sait. Frisson persiste, envie de recommencer demain au palier.