Par un bel après-midi d’été, je sors mes poubelles. Le palier est calme, mais j’entends l’ascenseur qui grince au loin. Cœur qui bat. Lui, le voisin du dessous, sort de chez lui pile au même moment. Chemise ouverte sur son torse bronzé, jean tendu sur ses cuisses musclées. Nos regards se croisent. Feu. Depuis des semaines, on se frôle dans l’escalier, on s’échange des sourires complices. ‘Salut, Anonyme’, murmure-t-il, voix rauque. Je porte ma robe légère, sans rien dessous. La brise du couloir effleure ma peau. Tension monte. Bruit de pas dans l’appart d’en face. On se plaque contre le mur. Ses lèvres frôlent mon oreille : ‘Viens chez moi, maintenant.’ Je hoche la tête. Porte claque doucement derrière nous. Son appart sent le mâle, la sueur d’après-sport. Fenêtre donne sur la cour intérieure, rideaux tirés à moitié. On s’embrasse déjà, vorace. Mains partout. Il me plaque contre la porte d’entrée. ‘T’es une salope de voisine’, grogne-t-il bas. J’adore ça. Le seuil franchi, plus de retour.
À l’intérieur, explosion. Il déchire ma robe d’un geste. Seins nus, tétons durs comme cailloux. Il me jette sur le lit, à deux mètres de la cloison qui sépare nos vies. ‘Écarte les cuisses, montre-moi ta chatte.’ Je obéis, glabre, humide déjà. Il sort les ciseaux du tiroir – son fantasme à lui. Coupe mon string imaginaire, lame froide sur ma peau. Frisson. Puis ses doigts. Il me rase le pubis avec son rasoir électrique, vibromasseur contre mon clito. ‘Rasée pour moi, putain.’ Je gémis, étouffé. Bruit de l’ascenseur qui s’arrête au palier. On se fige. Voisins qui passent, rires étouffés. Reprise plus sauvage. Sa bite énorme, prépuce en arrière, gland violet. Il me décalotte avec ses doigts experts, comme un jeu. ‘Suce-la.’ Je l’engloutis, gorge profonde, salive qui coule. Il me retourne, fesse en l’air. Pénètre d’un coup, brutal. ‘Chut, ta gueule, ou ils entendent.’ Va-et-vient furieux, lit qui grince à peine – on contrôle. Sa main sur ma bouche, l’autre pince mon clito. Sensations folles : chaleur moite, sueur qui colle nos corps, odeur de sexe qui emplit la pièce. ‘Je vais te remplir, voisine.’ Dialogues sales : ‘Baise-moi plus fort, défonce-moi.’ Orgasme monte, vague. Je jouis la première, spasmes étouffés dans l’oreiller. Lui explose dedans, sperme chaud qui gicle. Peau qui brûle, cœur qui cogne.
L’Approche
Retour à la réalité. Il m’embrasse vite, ‘File avant qu’on nous grille.’ Je ramasse ma robe froissée, nue dessous, chatte qui dégouline encore. Porte s’ouvre sur le palier désert. Bruits : clé dans la serrure d’à côté, télé qui hurle au-dessus. Je traverse le couloir, pieds nus sur le carrelage froid. Odeur de sexe sur moi, cuisses poisseuses. J’entre chez moi, verrouille. Visage dans le miroir : rougeurs, lèvres gonflées, yeux brillants. Dehors, la vie reprend. Voisins normaux, moi la tranquille Anonyme. Mais ma peau palpite encore, brûlure du plaisir si proche, si risqué. Demain, même jeu ? Le frisson du palier m’appelle déjà.