Le couloir de l’hôtel Oz Inn sent le sel marin et le chlore de la piscine. Minuit passé. J’entends ses pas lourds derrière la porte de sa suite. JA, mon voisin d’à côté, l’octogénaire frétillant qui m’a invitée ici. Mes enfants loin, je suis Elodie la libre, anonyme dans cet immeuble de luxe au Cap d’Agde. Mon cœur cogne. J’hésite, pieds nus sur le carrelage froid. L’ascenseur bourdonne au loin, quelqu’un monte. Vite. Je frappe doucement à sa porte-fenêtre de terrasse commune. Il ouvre, silhouette voûtée en caleçon fleuri. Ses yeux s’allument sur ma nuisette transparente. ‘Entre, Elodie.’ Voix rauque. Tension électrique. À quelques mètres de ma chambre, du lobby bruyant. Le bruit d’une porte qui claque deux étages plus bas. On se frôle déjà, son souffle chaud sur mon cou.
Il me plaque contre le mur du couloir intérieur. Ses mains calleuses remontent mes cuisses. ‘T’es trempée, salope de voisine.’ Je gémis bas, étouffé. ‘Chut, les voisins entendent tout.’ Sa bouche avale la mienne, langue invasive. Je sens son sexe mou contre mon ventre, impuissant mais durci par le désir. Mes doigts glissent dedans, le branlent mollement. Il grogne : ‘Suce-moi, ici, sur le palier.’ Je m’agenouille, carrelage dur sous les genoux. L’ascenseur s’arrête, portes qui s’ouvrent. On se fige. Rires étouffés d’un couple. Ils passent sans voir. Adrénaline pure. Je reprends, lèvres autour de son flasque, langue qui fouille. Il bande à peine, mais jouit vite, sperme tiède en bouche. ‘Avale, voisine.’ Je obéis, gorge brûlante.
L’Approche sur le Palier
Il me relève, me jette sur son lit face à la fenêtre grande ouverte. Vue sur la piscine sombre, vagues lointaines. ‘À mon tour, putain.’ Il écarte mes cuisses, ticket de métro éclairci sous la lune. Langue vorace sur ma chatte, aspire mon clito gonflé. Je mords l’oreiller pour ne pas hurler. Bruits de l’hôtel : robinet qui coule chez les voisins, télé murmure. Ses doigts rentrent, un, deux, frottent mon point G. ‘T’es une chienne en chaleur, Elodie.’ Je jouis violemment, jus sur son menton. Il bande un peu plus, me pénètre mollement. Pas assez, mais le frottement suffit. On baise comme des bêtes, corps claquant étouffés. ‘Plus fort, remplis-moi.’ Il halète : ‘Je peux pas, mais je te bouffe.’ Retourne-moi, langue dans mon cul, doigts en chatte. Deuxième orgasme, jambes tremblantes.
On s’effondre, sueur collante. Il murmure : ‘Rentre vite, avant qu’on nous grille.’ Je traverse le couloir nu-pieds, nuisette relevée, chatte dégoulinante. Porte des voisins grince, voix d’homme : ‘T’as entendu ?’ Je ferme ma porte, cœur en furie. Peau qui brûle encore, odeur de sexe sur moi. Dehors, mer qui clapote. Demain, je suis la voisine sage. Ce soir, anonyme comblée. À quelques mètres, il sourit dans le noir.